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Naïa chez les Atikamekw
Category: Music/Art

Tournage au Québec d'un clip musical en terre amérindienne et d'un court métrage pour porter le message des Atikamekw, gardiens de la terre. Voyage prévu entre octobre et décembre 2018. (dessin et photo : Patrice Cablat-.patcab.com) Retrouvez le projet Naïa sur http://www.naia-livre.com/ et la page facebook Naïa https://www.facebook.com/naia.livre/?ref=bookmarks L’idée de ce projet est née de mes différents voyages au Québec et de ma rencontre avec Patrick Moar ( Office du tourisme de Manawan ) et Jean-Sylvain Bourdelais (Centre des Arts Juliette Lassonde à Sainte-Hyacinthe). Mon intention est de transmettre le message des Atikamekw, gardiens de la terre et de la mémoire de leur communauté en proposant des créations artistiques porteuses des valeurs humanistes et écologiques que défend Naïa. Genèse du projet. Je suis Jean-Noël GODARD musicien de scène professionnel, auteur-compositeur et compositeur de musiques de film et auteur du conte philosophique « Les Voyages Extraordinaires de Naïa ». http://www.naia-livre.com/ J'ai eu l'envie de décliner les valeurs humanistes et écologiques de mon roman dans l'écriture d'une chanson « Naïa » interprétée par ZAZ : https://www.youtube.com/watch?v=C0e-mO3n9ko puis de créer le spectacle musical et dessiné « Naïa » https://www.youtube.com/watch?v=KoGIKhtbPwc Mon projet est de poursuive la merveilleuse aventure de Naïa en deux temps en octobre 2018. - Réalisation d'un documentaire mettant en musique les témoignages des anciens de la communauté Atikamekw. - Tournage du clip de la chanson du spectacle Naïa « L'appel de la Terre » chez les Atikamekw avec SAM la chanteuse de Naïa et les « Black Bears » chanteurs et musiciens Atikamekw. Ma requête : Si vous êtes touchés par les valeurs de cette création multi-facettes Naïa, je fais appel à votre générosité pour m'aider à développer ce projet que je porte comme un enfant depuis 7 ans maintenant. J'arrive à un stade où j'ai besoin de moyens financiers plus conséquents pour mettre en place ce que mon cœur me dicte. Pour vous remercier de vos dons, je m'engage à vous offrir des cadeaux à mon retour de voyage (liste à consulter sur www.naia-livre.com dans la rubrique "Naia chez les Atikamekw"). Sachez qu'en fonction du montant de vos dons, vous pouvez également financer votre propre projet. Pour toute information : [email protected] 1 – Le film sur Les Atikamekw 1- Propos du film : Les Atikamekw tout comme les autres nations autochtones de l'Amérique du Nord ont été dépossédés de leur terre. Le terme « dépossédé » ne convient pas réellement puisque pour les autochtones « la terre n'appartient pas à l'Homme mais c'est l'Homme qui appartient à la Terre ». Les communautés ont donc été priées de quitter les lieux et d'abandonner leurs sites sacrés et si possible leurs croyances, leur langue et toute leur culture en se regroupant dans des zones où elles pourraient être plus facilement contrôlées. L'homme blanc leur imposa une soit-disant « protection » dissimulée derrière une intention de contrôler l'ensemble des premières nations. (voir loi indienne) Les anciens témoignent de scènes atroces qui dépassent l'entendement. C'est un fait établi et reconnu officiellement lors d'excuses publiques faites récemment par le premier ministre du Québec. Les Atikamekw ont été violentés, littéralement parqués dans des réserves et ont dû subir un processus orchestré de déculturation. Jo le plus ancien de la communauté qui réside encore à Manawan est assis sur sa terrasse et regarde l'horizon avec nostalgie. Il évoque dans sa langue natale ce temps béni où ils traversaient à pied de grands territoires pour échanger l'écorce contre des fourrures. Entre les communautés, pas réellement de frontières mais plus des limites, symbolisées parfois simplement par un arbre particulier. Il raconte également les terrains inondés par les blancs afin de créer des étendues d'eau permettant de transporter les grands troncs d'arbres débités de la forêt. Lorsque je lui demande s'il ressent encore de la colère contre l'homme blanc aujourd'hui, il reste silencieux puis me dit qu'il faut passer à autre chose et vivre avec son temps... 2 – Intention : Je suis parti de ce constat lumineux que toute la culture Atikamekw n'a curieusement pas disparu alors qu'une génération entière d'enfants ont été séparés de leur famille. Par un lent processus d'échange entre les anciens des différentes communautés (Atikamekw, Inou, Algonquins etc...), une reconnexion se met en marche dans laquelle chacun amène une pièce du puzzle pour reconstituer l'histoire des peuples. Lorsque je demande à Fernand, l'homme médecine Atikamekw, comment il a pu garder en mémoire toutes ces histoires qu'il me raconte, il me confie que « le pont n'a jamais été coupé » car dans le monde invisible, les ancêtres continuent de lui parler et de lui transmettre la culture de son peuple. Les récits de Fernand présentés sous forme de contes tentent de rendre visible l'invisible. Dans nos métiers d'artistes, c'est ce qui motivent la plupart d'entre-nous. Comment amener dans ce monde de façon tangible, perceptible par les sens premiers, ce qui nous inspire, ce qui nous traverse et nous habite profondément ? Je vois la parole des ancêtres dans ce monde des esprits comme une lumière qui émerge des ténèbres (les ténèbres représentés symboliquement par les atrocités commises auprès des Premières Nations). Dans ce film, il ne s'agira pas de montrer du doigt l'homme blanc en l'accusant de tous ses actes passés mais plutôt de présenter des faits sous une forme poétique sans condamner (sous forme contée et illustrée par de la musique pour reprendre l'esprit des histoires initiatiques des hommes-médecine qui sont de véritables conteurs). Ainsi le propos sera plus en accord avec l'attitude des aînés qui représentent la sagesse pacifique de ce peuple. Bien que de nombreux québécois s'intéressent de plus en plus à la culture des Premières Nations, l'image des autochtones est bien souvent négative : alcool, trafic, jeu, violences, suicides.... Ainsi, plutôt que de monter les peuples les uns contre les autres, mieux vaut « mettre en lumière » ce qui peut enrichir les uns et les autres. La culture Atikamekw contient en sa source même la connaissance de la Terre et les moyens de sa protection. J'aimerais que les enfants Atikamekw soient fiers de cet héritage et qu'ils le transmettent. Qui mieux que ces peuples premiers qui ont conservé cette connexion avec leur environnement visible et invisible peuvent nous enseigner comment préserver la planète ? Lorsque la lumière peut émerger des ténèbres, elle apparaît d'autant plus rayonnante et puissante. L'invisible est ce fil qui nous relit les uns aux autres dans une conscience collective que quelque chose de plus grand « en nous » existe. Si on se connecte à cette dimension qui dépasse les limites de notre corps, alors on prend du recul et on essaye d'avancer ensemble pour le bien de tous. 2- Clip de la chanson "L'appel de la Terre" chez les Atikamekw 1- Texte de la chanson Regarde la forêt profonde et les arbres millénaires Plus un homme à la ronde pour marteler la Terre Regarde les enfants qui jouent sous les pluies torrentielles Ils plongent dans la boue et font rire le ciel. Regarde comme on est vivant, Quand on est libre et sauvage Regarde comme on est puissant quand on est plus otage Oublier le monde d'avant, il faut tourner la page On peut voir la vie en grand, de l'autre côté du rivage REFRAIN C'est l'appel de la terre Que tu entends depuis toujours Le battement primaire A sonné l'heure du grand retour. Minto met le ventre à terre, Cœur à cœur avec sa mère Il sait depuis toujours qu'elle accueille nos vies éphémères Minto dépose une prière pour ses frères et ses sœurs Il pose la première pierre pour un monde meilleur. REFRAIN C'est l'appel de la terre Que tu entends depuis toujours Le battement primaire A sonné l'heure du grand retour. 2- Tournage du clip Le clip de la chanson « L'appel de la Terre » du spectacle Naïa sera tourné en forêt et dans les paysages grandioses de la région de Manawan au Québec durant l'été indien 2018. L'équipe en voyage : – La chanteuse SAM du spectacle Naïa chantera au milieu des chanteurs et musiciens Atikamekw – Le groupe Atikamekw « Black Bears » qui tourne dans toute l' Amérique du Nord. – Le réalisateur Robert Luqués, spécialiste des documentaires TV sur la nature et créateurs d'images exceptionnelles en drone notamment. Lien vidéo : https://vimeo.com/170273432 – Jean-Noël Godard créateur et directeur artistique du projet Naïa. – Patrick Moar de l'Office de Tourisme de Manawan, coordinateur sur place.